Tl;dr
- Victoire inattendue de Ruiz et Esbrí à Lyon.
- Calvo et Salazar dominent le tableau féminin.
- Lyon, théâtre d’un tournoi de haut niveau.
Un vent nouveau souffle sur le padel à Lyon
Les projecteurs se sont rapidement tournés vers les outsiders après la défection remarquée de Galán et Chingotto, grands favoris du tournoi français. Contre toute attente, ce sont finalement Álex Ruiz et Juanlu Esbrí qui ont su tirer leur épingle du jeu, concluant une semaine exceptionnelle couronnée par un titre historique.
Ruiz et Esbrí : l’avènement d’une paire inattendue
Peu nombreux étaient ceux qui misaient sur ce duo encore en quête de reconnaissance sur les plus grandes scènes. Pourtant, à Lyon, ces deux joueurs affichant déjà une belle entente ont bousculé la hiérarchie : ils ont successivement écarté quelques-unes des meilleures paires du circuit, marquant les esprits dès les quarts grâce à un succès solide face à Javi García et Javi Barahona. Leur véritable coup d’éclat ? Une victoire sans appel lors des demi-finales contre l’équipe très en forme de Javi Leal et Martín Di Nenno (7-6/6-3), profitant de l’absence des numéros deux pour s’ouvrir les portes d’une finale prometteuse.
La dernière marche ne fut pas de tout repos. Opposés à la paire redoutable composée de Juan Tello et Edu Alonso, qui avait également montré un niveau impressionnant tout au long du tournoi, Ruiz et Esbrí se sont retrouvés menés après une première manche remportée 6-3 par leurs adversaires. Toutefois, c’est avec sang-froid que le Malagueño s’est affirmé comme un leader incontournable, porté par la vivacité d’un Esbrí en grande forme. Leur remontée exemplaire leur a permis de s’imposer au final (3-6, 6-3, 6-4), signant ainsi un sacre inattendu et porteur d’espoir pour la suite de la saison.
L’exploit féminin : Calvo et Salazar enfin récompensées
Le tableau féminin n’a pas été en reste. Après plusieurs tentatives infructueuses ponctuées de demi-finales encourageantes, la jeune promesse Martina Calvo, alliée à l’expérimentée Alejandra Salazar, a enfin trouvé la consécration attendue lors du FIP Platinum lyonnais. Elles ont successivement éliminé des concurrentes redoutables telles que Bea Caldera, Carmen Goenaga, puis en demi-finale le duo formé par Ale Alonso et Lucía Sainz. En finale, elles ont dicté leur loi contre Marina Guinart et Tamara Icardo, avec une victoire nette (6-3, 7-6).
Pour mieux saisir ce moment décisif, il suffit de rappeler :
- L’assurance remarquable affichée par Calvo malgré la pression.
- L’expérience inestimable apportée par Salazar à chaque échange.
- L’émotion palpable autour d’une victoire synonyme d’aboutissement pour leur duo.
Lyon célèbre l’alliance entre présent et avenir du padel
En somme, cette édition lyonnaise restera dans les annales : deux récits parallèles où le talent brut croise l’expérience confirmée. Des parcours différents mais une même ambition partagée : hisser le padel à son meilleur niveau. Comme le résume si bien l’ambiance ressentie dans l’enceinte lyonnaise : « C’est ici que se construisent les grandes histoires du sport ».

